LE SECRET
DES
ETOILES SOMBRES

Edition intégrale, revue et complétée par l'auteur



 

 

A la mémoire d'Alain Gossens
(7/12/1961 - 7/07/2010)

 

"Il y a quelque chose de brisé en ce bas monde, quelque chose qui exhale une odeur fétide de gangrène, de vieux problèmes rances, antédiluviens, comme un énorme conflit irrésolu au cœur même de la conscience humaine."
Alain Gossens

 

    Cette édition 2016 du Secret des Étoiles Sombres n'est pas une réédition du Best Seller d'Anton Parks, mais une version totalement retravaillée et augmentée par l'auteur grâce à l'apport de passages inédits et de nouvelles images complémentaires créées spécialement. La présente publication du tome 1 des Chroniques du Girkù fait suite au Livre de Nuréa publié en 2015 et reste la seule version pouvant faire le lien avec les concepts du temps imaginaire et des distorsions de l'espace-temps que l'on retrouve dans le gnosticisme et dans le Livre de Nuréa.

    Nous avons également retravaillé la mise en page et suivi celle du Livre de Nuréa pour gagner de la place malgré les nombreux ajouts.
Cette édition intégrale, revue et complétée par Anton Parks comporte, en plus du texte ajouté :

- 95 illustrations noir et blanc dont 35 inédites (+ 10 en couleur) réalisées par Frantz Lasvignes et Anton Parks, contre 56 dans les précédentes éditions.
- 151 notes de bas de page contre 122 dans l'édition de 2007.

Si vous avez apprécié Le Livre de Nuréa, vous aimerez d'autant plus cette version 2016 du tome 1, indispensable à la bonne compréhension des Chroniques du Girkù d'Anton Parks.

L'éditeur Pahana Books

 

Table des Matières :

- Dédicace
- Préface de Alain Gossens (version intégrale)
- Note de l'auteur sur la nouvelle édition

1re PARTIE : L'HÉRITIER DES Ušumgal

  1. Dans le Rêve de Barbélú
  2. Retour du Fond des Âges
  3. Nalulkára et son Abzu
  4. Unulahgal, la Capitale de Nalulkára et des Faiseuses de Vie
  5. Les Ušumgal autorisent la Création des Anunna
  6. Ninmah, la Grande Prêtresse de Nalulkára
  7. Mamítu-Nammu, la Grande Planificatrice d'Uraš

2e PARTIE : LA GENÈSE DES NUNGAL ET DES ANUNNA
  1. La Création des Nungal
  2. La Confrontation avec Abzu-Abba
  3. Mamítu-Nammu et Sa'am
  4. La Maîtresse et son Élève
  5. Les Héritiers de l'Abzu
  6. L'Épreuve du Feu de l'Aš - "le Mystère de l'Arbre et du Fruit"
  7. Le Malheur de Tiamata et le Secret des Amašutum
  8. Un "Sang-Mêlé" Embarrassant
  9. La Conception du Mardukù et des Cinquante ME
  10. Voyage à Travers une Porte des Étoiles
  11. Les Anunna du Dukù
  12. La Signature du Mardukù
  13. Le Temps du Développement des Céréales et du Bétail
  14. Le Funeste Projet d'An

3e PARTIE : RÉVÉLATIONS ET HOSTILITÉS
  1. Premières Tensions
  2. Au Cœur des Dimensions : la Nature des KUR et KI Gina'abul
  3. Les Reflets d'une Guerre Terrible
  4. Un Sexe pour Devenir Roi
  5. L'Intronisation Divine
  6. L'Union Sacrée avec la Déesse-Mère
  7. Le Secret de l'Ubšu'ukkinna
  8. Désordres et Désaccords dans l'Assemblée Divine
  9. La Chute dans le Temps Imaginaire

4e PARTIE : ARCHIVES ET DÉCODAGES
  1. Le Sens de l'Arbre dans les Mythologies (version augmentée)
- Lexique
- Bibliographie

 


Nammu arrive à Unulahgal, la capitale des Amasutum

 

NOTE
(extrait)

    Cette édition intégrale, revue et complétée des tomes 1, 2 et 3 des Chroniques du Gírkù reprend mes manuscrits d'origine, non retravaillés par les précédents éditeurs, mais toutefois enrichis de passages supplémentaires et d'images additionnelles. Des données capitales reçues en mai 2013, (voir Livre de Nuréa, tome 0 des Chroniques), m'ont permis de démêler des informations mises à l'écart au fil des années et des précédentes éditions. Aujourd'hui, après mûre réflexion, l'opportunité se présente de les publier pour la première fois à la lumière de cette nouvelle compréhension pour laquelle j'ai consacré de nombreuses heures de réflexion.
    Par conséquent, cette édition définitive offre des renseignements complémentaires sur les Mušidim et la fameuse Barbélú, mère fondatrice de la lignée Gina'abul. Toute la structure des Chroniques se voit désormais éclairée d'un jour nouveau et les personnages principaux illuminés d'une aura parfois même inattendue. Les puristes se rassureront, ces nouveaux éléments ne perturbent en rien la trame fidèlement retranscrite depuis le début. Rien n'a été supprimé ou modifié, il s'agit simplement d'informations complémentaires dont l'intégration apporte, à mon sens, une meilleure compréhension à l'ensemble des trois premiers tomes des Chroniques du Gírkù.
    Ce long travail d'ajouts, et souvent même de réécriture, me permit de réaliser combien il est compliqué et pénible de retravailler sur un ancien document que l'on pensait parfait au moment de sa première diffusion. La refonte complète du T1 des Chroniques m'a semblé bien plus longue à effectuer que de rédiger un nouvel ouvrage. Cette expérience me donna aussi l'occasion d'apprécier le chemin parcouru en plus de 10 ans, de comparer mon ancien style d'écriture et de le réadapter tout en préservant sa nature première.


La création des Nungal

    Certaines notes de bas de page, originellement placées dans les premières éditions du Secret des Étoiles Sombres, ont été déplacées dans le Livre de Nuréa, comme par ex. la note concernant Sophia (insérée en note 65 du T0), la note à propos de l'arc-en-ciel (reconduite en note 89 du T0), etc. Au regard des réguliers ajouts de cette nouvelle édition, d'autres notes ont été tout simplement déplacées pour une raison évidente de visibilité et de compréhension.
    Pour rappel, l'introduction des Chroniques se trouve désormais dans le T0, sous sa version revue et corrigée. L'interview de Karmapolis.be (ma première interview réalisée par Alain Gossens), publiée à la fin de l'édition Nouvelle Terre, ne se trouve pas dans cette nouvelle édition étant donné qu'elle est disponible sur Internet via Karmapolis.be ou antonparks.com, ici : http://www.karmapolis.be/pipeline/anton_parks.htm.
    J'ai volontairement coupé la fin du récit en raison de l'insertion d'une scène décisive, longuement restée incompréhensible à mes yeux et donc mise à l'écart jusqu'à présent. Cet ajout apporte des éclaircissements vertigineux quant à la nature même de notre monde issu de la chute de Barbélú et d'un temps "imaginaire."
    Les lecteurs habitués aux premières éditions des Chroniques du Gírkù, publiées entre 2005 et 2015, remarqueront que nous avons modifié la mise en page en suivant le modèle conçu spécialement pour le Livre de Nuréa (changement de marges, de caractères, de corps et de papier) afin de produire des ouvrages moins épais et moins lourds malgré les ajouts. Ce choix nous permet surtout de vous proposer des livres transportables et de limiter les frais de port liés aux tarifs postaux. [...]


An questionne Sa'am à propos de l'entretien qu'il a eu avec les Usumgal

 

PRÉFACE
(VERSION INTÉGRALE)

Par le journaliste
Alain Gossens

    La première fois que j'ai ouvert ce livre d'Anton Parks, peu après sa première publication en 2005, je dois avouer que j'étais traversé par un certain scepticisme et quelque a priori. En effet, Anton Parks se fondait sur des expériences personnelles et donc subjectives et bizarres de la conscience qui lui donnaient accès à un monde étrange, incroyable et très lointain pour écrire son livre et donc, relater ce qui pouvait bien être l'histoire des entités qui furent impliquées dans la genèse de l'humanité. Parce qu'une partie de mon esprit demeure très conservatrice, ou encore, d'une façon plus élégante et hypocrite, par réflexe "journalistique", j'ai toujours éprouvé une certaine méfiance à l'égard des récits de channelling, de remote viewing (vision à distance) et de voyages astraux. À moins que... À moins que l'auteur ne s'avère avoir les pieds sur terre et qu'il ne soit capable de produire un lien concret entre son expérience personnelle et des éléments de réalité relevés par les sciences exactes ou les sciences humaines. Ce qui s'est révélé être le cas avec Anton Parks comme j'ai pu m'en rendre compte au fur et à mesure de la lecture de son ouvrage et du suivant. Dans cet univers où la surprise peut alors surgir lorsqu'une œuvre qui prend les allures de la fiction - mais qui pourrait ne pas en être - permet de jeter des ponts entre ces trois domaines : les sciences exactes, les sciences humaines et les mythes et légendes fondateurs de nos civilisations.

    J'avais déjà lu quelques ouvrages sur l'intervention de "dieux" extraterrestres dans la genèse de la Terre et de l'humanité, ainsi ceux de Zecharia Sitchin sur les Anunnaki ou sur les "anciens dieux" extraterrestres d'Erich Von Danïken ou de Robert Charroux. Mais ils restaient très abstraits et donc comme décorporés et irréels. J'avais pris connaissance de la thèse qui me semblait un peu folle de David Icke sur l'importance de l'emprise d'une race extraterrestre reptilienne sur notre histoire passée et contemporaine, mais j'avais également lu le livre remarquable de Raymond A. Boulay sur les innombrables traces qu'avaient laissées des êtres de type reptilien dans la grande majorité des civilisations anciennes. J'étais donc très curieux de découvrir comment Anton allait aborder cette thématique de la présence reptilienne dans l'histoire de l'humanité. Ce que j'ai découvert au fil des pages m'a proprement fasciné. D'autant plus que l'auteur, par un pertinent travail de décodage linguistique, mettait en relief l'importance de la langue sumérienne et d'un langage source encore plus ancien dans des mots et des concepts utilisés par des langues de peuples anciens ou dits "primitifs" comme les Indiens Hopi ou les Dogons du Mali. On découvrait que cette langue source, dont le sumérien était issu, servit à former des mots pour désigner des réalités très importantes ou des divinités dans ces cultures locales. De plus, Parks décrivait ces anciens "dieux" sumériens de manière bien plus complexe et réaliste que ne le faisait Zecharia Sitchin. En effet, là où Sitchin montre les Anunnaki comme une société très hiérarchisée et centralisée, Anton Parks décrit un univers infiniment plus riche. En fait, les Anunnaki ne représentent qu'une caste de colonisateurs guerriers de type reptilien alors qu'il existe une multitude de "races" reptiliennes de diverses origines, à polarité féminine, à polarité masculine, à double polarité ainsi que des races extraterrestres planificatrices, créatrices de vie et donc de conscience.

    Au moment où je fermai ce livre, mon esprit était agité d'une multitude de questions et de remises en question, de réorganisations de ma cosmogonie personnelle et il ne me restait plus qu'une chose à faire : contacter immédiatement l'auteur de ce livre provocateur d'un mini-séisme interne. Ce que je fis le lendemain par téléphone. Et à mon grand soulagement, j'avais au bout du fil un individu tout à fait raisonnable, calme, plutôt introverti et disposé à répondre à toutes ces questions qui se bousculaient. Anton m'a donné plusieurs interviews par la suite et j'ai eu l'occasion de le rencontrer à de nombreuses reprises, ce qui n'a fait que me confirmer que j'étais devant quelqu'un de vraiment très sensé, un brin renfermé, avec ses moments de génie et de faiblesses, bref quelqu'un d'équilibré, quelqu'un qui tente de comprendre, avec un mélange de passion et de réserve, la manière dont ce monde de fous fonctionne. En ce sens, Anton est un peu moins comme tout le monde. C'est une donnée importante en ce qui me concerne car cela me permet de mieux appréhender les intentions d'un auteur et de voir si nous partageons des points communs dans l'affectif, c'est-à-dire dans cette façon de ressentir les autres et l'univers qui nous entoure.

    J'étais fortement préoccupé à l'époque par le sujet du conditionnement et du contrôle de l'esprit rempli par les religions et les sectes dans l'histoire de nos civilisations. Et Anton Parks montrait de façon éclatante dans son livre comment une caste d'extraterrestres reptiliens à polarité masculine, agissant comme des sortes de seigneurs de guerre, avaient pu jouer un rôle primordial dans la genèse des religions judéo-chrétiennes qui sont essentiellement patriarcales, messianiques et apocalyptiques. Parks montrait que ces thèmes d'un Dieu masculin, colérique, châtiant l'homme désobéissant et d'un messie sauvant les justes n'avaient pas surgi de façon innocente dans notre histoire.


La cité Unulahgal, capitale des Amašutum dans la constellation Margíd'da (la Grande Ourse)

    L'autre aspect totalement fascinant et atypique de l'ouvrage était justement son aspect subjectif. À savoir la manière dont l'auteur raconte des événements relatifs à un passé tellement éloigné qu'il dépasse notre entendement humain avec un double point de vue que l'on ressent de manière assez aiguë. Le point de vue "humain" de l'auteur Anton Parks, les émotions qu'il n'a sans doute pas pu cacher lorsqu'il décrit dans le détail les personnages - les innombrables races de dieux extraterrestres et des lieux extraordinaires -, planètes et cœurs de planètes de systèmes stellaires lointains. Et le point de vue du "héros" non humain, inhumain, proche et éloigné de notre entendement et dont on découvre au fil du récit la complexité des mobiles et du caractère. Tout comme on découvre petit à petit la place centrale qu'il occupera dans le panthéon des "dieux" de l'Homo Sapiens. Il sera l'Enki sumérien aux multiples surnoms puis avatars, comme l'Osiris égyptien, son fils Horus, le Lucifer porteur de lumière diabolisé par les religions du Livre, l'image du Prométhée qui a défié l'autorité des dieux patriarcaux pour apporter la connaissance à ces extraordinaires créatures que sont les hommes. En effet, l'homme est pour les "dieux" un pitoyable fœtus à peine intelligent, fourbe et dangereux, un esclave, mais d'autres "dieux" savent très bien que le projet humain avait fait l'objet d'un hold-up et qu'il contenait au départ les germes d'un miraculeux programme de vie et de conscience. C'est ce mystère qu'il nous est proposé de découvrir avec des mots humains placés sur des intentions et une réalité extraterrestre, donc qui dépasse pour l'instant ce que notre système cognitif est capable de concevoir.

    Le plus étonnant dans toute cette affaire est qu'au cours d'enquêtes réalisées dans le cadre du phénomène des "whistleblowers" américains, ces témoins militaires ou scientifiques qui ont été confrontés à des ovnis ou des extraterrestres dans le cadre de leur travail, j'ai pu me rendre compte que l'existence des Anunnaki était confirmée par certains d'entre eux. À ma grande stupéfaction, j'ai constaté par exemple qu'un militaire comme Bob Dean estimait au terme de plus de quarante années d'expériences, de contacts avec des collègues militaires que les Anunnaki des textes sumériens "existaient, avaient un rapport avec notre genèse et étaient certainement toujours présents dans notre environnement aujourd'hui". Ces témoins, encore relativement ignorés par les médias et l'ufologie française, sont intéressants car ils représentent un mouvement inédit de militaires, de scientifiques ou de fonctionnaires ayant travaillé pour ce fameux cartel militaro-industriel, qui veut faire la lumière sur tout ce que ce cartel cache au grand public. Certains estiment qu'il s'agit d'une œuvre de désinformation mais si c'est le cas, il s'agit d'une entreprise de manipulation massive (car ces témoins sont très nombreux), très organisée, préméditée et concertée et cela signifie que cette entreprise de désinformation masque une réalité encore plus inavouable ou bizarre que ce que l'on cherche à dissimuler. D'une manière ou d'une autre, ces témoins de l'ombre ne peuvent être ignorés. Et il est donc tout à fait envisageable qu'à terme les propos d'Anton reçoivent une confirmation par l'actualité ufologique contemporaine...



Nombre d'archéologues et de spécialistes des textes sumériens sont restés pantois et perplexes face à la cohérence de la multitude de récits narrant la venue de ces "dieux" venus des tréfonds du cosmos dans leurs chariots de feu pour créer sur terre des colonies. Ils ont voulu y voir des métaphores et des paraboles symbolisant les luttes éternelles entre les pulsions destructrices et constructrices de l'homme. D'autres comme Boulay et Sitchin ont décidé de ne pas interpréter ces textes mais de les prendre pour ce qu'ils sont : des narrations d'événements réels et fantastiques parce qu'incompréhensibles pour le faible entendement de l'homme de cette époque face au déploiement d'une telle technologie, d'une telle puissance. Anton Parks poursuit en quelque sorte les travaux de Sitchin et Boulay et les poussent bien plus loin. L'auteur, très proche des conceptions que les Gnostiques avaient du monde, nous explique comment et pourquoi des systèmes de pouvoirs et de croyance de type patriarcal et très hiérarchisé ont pris les rênes de notre civilisation.

*
* *

    Comment Anton Parks a-t-il été mis en présence d'une telle qualité d'informations si cohérentes ? Comment est-il capable d'avoir une vision si pénétrante de la langue sumérienne et des chroniques de cette civilisation si ancienne, surgie de nulle part comme si elle avait fait un bond technologique inexplicable et sans précédents ? Rien que cette partie de la question mériterait tout un ouvrage. Anton se montre circonspect sur cet aspect du livre mais il n'en fait par ailleurs aucun mystère : depuis l'âge de 14 ans, il a été comme possédé et traversé par des visions de mondes, de galaxies, de civilisations et d'êtres étranges. Il a cru d'abord être fou et s'est ensuite demandé s'il ne s'agissait pas de visions d'un improbable avenir...
    Si la présentation du livre nous fait penser à un récit épique de science-fiction, et certes, ce livre possède un vrai souffle épique, Le Secret des Étoiles Sombres se penche en réalité sur notre plus lointain passé, sur la civilisation la plus ancienne qui aurait accouché de notre société actuelle, tout cela pour donner sens à notre présent. D'ailleurs, Anton Parks nous disait lui-même lors d'un long entretien : "Le présent n'est pas vraiment ma spécialité. C'est le passé que je vois." Car la vision incroyablement précise qu'Anton possède de ce passé si éloigné nous éclaire de façon stupéfiante sur notre présent. Elle nous permettra peut-être d'entrevoir un meilleur destin si nous levons le voile des manipulations et des mensonges qui recouvrent cette histoire prébiblique qui a d'une certaine manière façonné notre perception du réel. Ce n'est ni un roman, ni un essai, cet ouvrage transcende les genres. Trouver à la fois dans le même livre une richesse romanesque, une cohérence historique et surtout spirituelle qui offre un sens au monde qui nous entoure, c'est une gageure. Un petit miracle !


Nammu remet à Sa'am son cristal

    Ce livre possède un but, celui de nous montrer l'existence d'un mécanisme dévastateur, soigneusement occulté ayant pour racine la loi du plus fort et d'un système qui, de plus, nous maintient dans l'ignorance. Une ignorance ouatée, une sorte de confort neutre qui ne nous donne pas envie de vous réveiller. Et pourtant, il nous faut sortir de ce confort, de l'incrédulité qui pourrait jaillir au détour de certaines pages de cet ouvrage. Il se peut même que vous ressentiez une certaine forme de crainte et il ne s'agit pas de susciter une peur commerciale, sensationnaliste, vendeuse, cinématographique ; en peu de mots : une peur racoleuse. Même si, a priori, le sujet s'y prête. Fiction, réalité ? Le lecteur choisira.
    L'œuvre d'Anton Parks demeure donc totalement originale, à part, étonnante, plongeant le lecteur dans un ballet incessant de questions et de réponses, jouant avec les racines de nos mythes les plus fondamentaux, les décodages des langues anciennes et modernes dans le cadre d'une saga épique. Incroyable ? Peut-être, mais le contenu du livre plaide pour son auteur. Ainsi, pour ceux que cet aspect quasi initiatique et prophétique laisse indifférent, pour ceux qui refusent de croire l'étonnante aventure intérieure qui a mené Anton Parks à nous livrer ce récit dense et détaillé, Le Secret des Étoiles Sombres reste une saga au souffle épique qui ravira les amateurs de mystères, les fans du "Seigneur des Anneaux", de Dune ou de Matrix. Car à n'en pas douter, le tome 1 des Chroniques du Gírkù possède un côté "Matrix" lorsqu'il effleure le fait que nous sommes enchaînés à un prodigieux mais effrayant mystère. L'homme pourra-t-il un jour se libérer ? Et qu'est-ce qui le menace ?

Alain GOSSENS (Karma One),
Journaliste d'investigation et cofondateur de Karmapolis.be