En 1999, Anton Parks était en quête d' un dictionnaire et d' un lexique de langue hopi pour ses recherches linguistiques. A cette époque, il recherchait la clé du décodage qu' il était juste sur le point de découvrir. C' était deux ans avant la rédaction des Chroniques du Gírkù.
Je connaissais Anton depuis plusieurs années déjà. Après m' être lancé à la poursuite des manuels, je me fis un plaisir de les lui offrir sans imaginer la nature du processus que nous venions d' enclencher dans l' invisible...

    Lors de sa création, nous devions trouver un nom pour notre nouvelle maison d' édition, son objectif étant de publier en différentes langues les ouvrages d' Anton Parks. En prenant en considération que notre fonction principale se concentrerait sur l' oeuvre colossale de ce dernier, la réponse s' était manifestée très vite à nos yeux : utiliser la technique de l' anagramme en ne retenant que les deux premières lettres de son nom et prénom. Ainsi, de «PARKS ANTON» jaillit le mot PA-AN, le fils de Jupiter, le dieu Pan (Pán / Πάν) / dont le nom signifie «TOUT» ou «TOTALITÉ» en grec ancien. Ce mot mystérieux nous évoqua au même instant PA-ANA ou la légende du Frère Blanc disparu, PAHANA, tirée de la culture des Hopi de l' Arizona. Cette tradition se mélange avec celle du Serpent à Plumes Quetzalcóatl qu' Anton Parks associe à Horus.

    A cet instant, un déclic se fit et ne cessa de nous hanter. Après avoir consulté les différents ouvrages et essais que l' auteur avait rédigés entre 2005 à 2011 nous avons découvert nombre d' allusions aux Hopi, à leur culture et plus généralement aux Amérindiens. Parmi les plus grands mythes fondateurs et les recherches poussées d' Anton Parks, se trouvaient éparpillées ici et là, à l' instar d' un jeu de piste, des informations capitales sur l' état général de la planète, ainsi que des renseignements sur les traditions Hopi.

Nous lui avons alors demandé de décomposer les mots Pahana et Hopi avec son syllabaire proto-sumérien. Voici sa réponse :
"Pahana est sans aucun doute un mot sumérien, dont la décomposition nous offre cette traduction : Pabanna (PAB-ANNA : "le Frère du Ciel" ou "le Frère Élevé"ou plus simplement "le Grand Frère", c'est aussi la façon dont il est nommé chez les Hopi, le doute n'est donc pas permis). Je pense que le B a sauté avec le temps et qu'il est devenu un H pour préserver la dissociation des deux A. Le double N a disparu, bien qu'il soit encore présent dans plusieurs clans Hopi. Il ne faut pas oublier qu'il est question de phonétique et que la prononciation de certains mots s'est modifiée avec le temps. Vous m'avez également demandé de traduire le mot HOPI en sumérien. HOPI est l'abréviation de HOPITU-SHINUMU ("peuple paisible"ou simplement "peuple de paix"). Il s'agit encore de vieux sumérien, cela ne fait aucun doute. Décomposé phonétiquement, cela donne : HU ("oiseau" - le O n'existe pas en sumérien) ; PI ou PE (vieille particule akkadienne de l'époque sumérienne : "entendement", "connaissance") ; TU ("enfanter", "engendrer", "former") ou TÚ ("transporter", "apporter"). HU-PI-TU se traduit en "la connaissance engendrée par l'oiseau" ou "la connaissance transportée par l'oiseau". De son côté, le mot hopi SHINUMU signifie "le peuple". Il est traduisible en sumérien sous la forme ŠI-NUMUN "la race qui est là" ou "la semence vivante", vous remarquerez que son sens est strictement le même en hopi aussi bien qu’en sumérien. Le N final a dû sauter avec le temps chez les Hopi. Donc HOPITU-SHINUMU ("peuple paisible") se décompose et se traduit en sumérien de cette façon ŠI-NUMUN HU-PI-TU : "la semence vivante dont la connaissance fut transportée par l'oiseau". C'est à mon avis son sens d'origine. Le langage des Hopi est extrêmement facile à décomposer en sumérien comme la majorité des langues africaines. Je suis intimement convaincu que les Hopi de l'Arizona possèdent le savoir ancestral de la planète. En 2010, j'ai expliqué que leur origine n'est pas d'ici et que leur semence provient des Pléiades. Leur Sagesse n'est pas de ce monde, c'est pourquoi ils sont en quelque sorte les gardiens de la Terre. Ils sont en rapport avec la planification dont je parle dans mes ouvrages des Chroniques".

    Justement, les Hopi prétendent être descendus sur Terre il y a fort longtemps grâce à un Oiseau en métal dénommé Enki, appartenant au Grand Esprit et gardien de la Terre, Masa'u. En 2010, Anton Parks remarqua que ce nom est quasi identique au sumérien Mas'su ("chef"), épithète attribuée au dieu de la Terre Enki. Cette nouvelle interprétation corrobore une nouvelle fois les traditions Hopi ainsi que ses informations publiées précédemment.

    Ses connaissances en matière d'histoire et de traditions antiques ne laissent aucun doute sur la relation entre le contenu de ses livres et la légende Hopi. Ses ouvrages forment un "TOUT", une "TOTALITÉ" ; ils s'assemblent avec une cohérence déconcertante dont la richesse vertigineuse ne cesse de s'amplifier au fil des années : l'analyse du sceau sumérien U.14597 réalisée par l'auteur en 2010 confirme ses propos au sujet des anciens Gina'abul ; ses traductions des tablettes sumériennes de la série CBS effectuées en 2011 soutiennent également ses informations rédigées plusieurs années auparavant dans sa série des Chroniques du Gírkù ; ses traductions datant de 2012 et publiées dans le présent ouvrage (partie E.VI du temple d'Edfu en Égypte), confirment sa thèse sur l'Atlantide ainsi que sur l'énergie libre publiée en 2007 et 2009...

    A n'en pas douter, l'oeuvre d'Anton Parks est incontournable pour celui qui cherche la Lumière sur nos origines et sur le Livre de la Vie. Ses connaissances d'un monde ancestral oublié le mènent systématiquement vers des chemins inexplorés et jusqu'alors inimaginables. Sa grande rigueur et la justesse de ses mots reflètent une démarche analytique et scientifique où le hasard n'existe plus. Ouvrage après ouvrage, avec une constante énergie, Anton Parks nous restitue un passé effacé, celui de nos origines.

    Les lignes suivantes nous ont conforté dans notre choix de nommer notre maison d'édition Pahana Books. Nous vous souhaitons à toutes et à tous une bonne lecture et une heureuse destinée.

Stéphane Vidali,
directeur des éditions Pahana Books,
juillet 2012


"[Après leur émergence du Monde Souterrain où ils subsistèrent pendant longtemps, les Amérindiens] furent divisés en clans par le Grand Esprit qui disposa devant eux des épis de maïs... Chaque clan prit une variété de maïs pour le voyage. Le maïs représente tous les aspects de la vie, de la "nourriture" au sens large – nourriture "matérielle", mais aussi forces vitales subtiles, esprits, "religion". Un par un, chaque groupe prit les épis qui lui semblaient les plus longs et les mieux formés, et il ne resta qu'un petit épi bleu. Ce dernier fut accepté par le chef le plus humble. Puis le Grand Esprit Masa'u donna à chaque groupe un nom… Celui ayant choisi le petit maïs bleu fut appelé Hopi…

Le peuple Hopi demanda à Masa'u (le Grand Esprit) d'être son guide, mais il refusa. Sa tâche était d'être le gardien de la Terre. Sa fonction était de montrer aux êtres humains la voie convenable pour qu'ils soient en harmonie avec la nature, et qu'ils usent justement des dons de la terre. Il dit qu'il était le premier et qu'il sera le dernier. Il dit encore aux Hopi de partir pour les quatre coins de la Terre et, après leur errance, de revenir sur un site où ils seraient rassemblés. Ce lieu serait déterminé par une étoile géante. Il y fonderaient un village, Oraibi, et s'y établiraient. Oraibi fut décrit en détail par Masa'u. Il annonça aux Hopi qu'après avoir édifié le village, ils deviendraient un peuple prospère qui recevrait les bienfaits durables de la terre, car cette région est l'épine dorsale de la Terre". Puis Masa'u donna une tablette de pierre à Vielle Femme Araignée qui avait accompagné le peuple depuis le Troisième Monde. Elle y inscrivit magiquement la voie de la vie de Masa'u. Puis, brisant la tablette en deux morceaux, Masa'u en donna la moitié aux Hopi, l'autre moitié au Pahana, le Grand Frère Blanc, qui avait émergé avec eux à travers le Sipapuni (trou d'émergence). Le Pahana partit à l'est, et Masa'u dit aux Hopi que le "Frère Blanc" reviendrait un jour se joindre aux Hopi, et à tous les justes qui ne sont pas influencés par Koyanisqatsi (le monde déséquilibré)…".

Scott Peterson,
Native American Prophecies,
Paragon House, 1990


"Pahana" ou "Bahanna" est le nom donné par les Hopi au frère mythique d'une paire originale de jumeaux dont le rôle était d'assurer l'harmonie dans le monde. Pahana, qui était de coloration blanche (le mot signifie aussi "homme blanc"), décida de quitter le peuple originel pour examiner le reste du monde. Il se dirigea à l'est … À ce jour, ni Pahana ni la tablette ne sont revenus. Cependant, le mythe hopi prédit que Pahana reviendra portant la pierre lorsque son pouvoir sera nécessaire pour rétablir l'équilibre et l'harmonie dans le monde... De tous les mythes Mésoaméricain qui ont refait surface du passé, celui de Quetzalcóatl-Pahana et du retour du libérateur, est le plus largement connu. Il n'est pas seulement à la base du passé globale ésotérique et mystique des Amérindiens, mais aussi incroyablement semblable au vieux mythe mondial du retour ou de la seconde venue qui trouve ses sources dans les mythologies chaldéenne, sumérienne, le babylonienne, assyrienne, grecque, égyptienne et romaine.

Robert Boissière
The Return of Pahana - a Hopi Myth,
Bear & Compagny, 1990


"Au XVIe siècle une rumeur : l'annonce de l'arrivée de l'homme blanc dans la vallée de Rio Grande. Depuis toujours les Hopi guettaient le retour de leur Frère Blanc disparu, Pahana. Serait-ce une quête universelle de la fraternité chez tous les Indiens d’Amérique? Les Mayas, les Aztèques et les Toltèques n'espéraient-ils pas Quetzalcóatl ? Selon la prophétie, Quetzalcóatl arrive en 1519 à Mexico. Cette même année, Cortez trahit la confiance de Montezuma et assiège la capitale. Puis il s'empare du Mexique. La Confédération aztèque devient, en 1533, terre de la couronne espagnole.
Chez les Hopi, chaque année à Oraibi, au dernier jour de la cérémonie de Soyal, une marque – repère du retour prévu du Pahana – est inscrite sur un bâton de deux mètres de long. Connu de tous, leur lieu de rencontre se situe au pied de la Troisième Mesa. Au fil du temps s'estompe le bois du bâton sous les marques. Le Frère Blanc a 20 ans de retard ! Survient alors Pedro de Tovar, premier homme blanc que rencontrent les Hopi. Nous sommes autour de 1540… Près d'Awatovi, Tovar et les Castillans campent. Au matin, les Hopi les accueillent et tracent une ligne de maïs en travers de la route pour leur en interdire l'accès. Ne comprenant rien à ce symbole, les Espagnols éperonnent leurs chevaux, chargent les Indiens à la lance et à l'épée. Ils les chassent d'Awatovi. Peuple de paix, les Hopi se soumettent, offrent toiles de coton et turquoises…"

Chantal Gérard-Landry,
HOPI, peuple de Paix et d'Harmonie,
Albin Michel, 1995


"Un certain nombre de Hopi sont d'avis qu'il est impossible de dire quoi que ce soit sur l'identité du "véritable Pahana", parce que certains le considèrent comme un individu, d'autres voient en lui une personnification d'une ethnie ou d'un peuple, et d'autres encore croient qu'il n'est pas du tout une personne vivante, mais un être mythique avec des pouvoirs surnaturels. "Le Frère Blanc peut être une personne ou un esprit", dit un Hopi (R.QU.)… Un autre (L.J.), qui, après diverses expériences religieuses se décrit comme "complètement converti en la religion Hopi" était convaincu que le Frère Blanc n'était autre que le grand esprit lui-même (Masa'u)…

Selon toute probabilité, il y a toujours eu des Hopi qui, même avant 1858, interprétaient l'arrivée des blancs-Européens, et plus tard, des blancs-Américains comme le retour tant attendu et prophétisé de leur Grand Frère Blanc. En règle générale, les Hopi ont été enclins à coopérer avec l'homme blanc et à reconnaître son mode de vie comme supérieure au leur... D'autre part, la majorité d'entre eux conclut, peu après leur première rencontre avec les blancs, qu'ils ne pouvaient absolument pas être le Frère Blanc prévu de longue date, parce que leurs actions et leur attitude envers la nature et leurs concitoyens étaient incompatibles avec le caractère que la mythologie attribue à (Pahana), l'aide et porteur de justice et de salut. Le Frère Blanc du mythe et de la prophétie est peut-être une figure ambivalente, mais tous étaient d'accord pour dire qu'il ne volerait pas, ne mentirait pas et ne priverait pas les autres de leurs terres et de leurs croyances religieuses".

Rudolf Kaiser,
The Voice of the Great Spirit,
Shambhala Publications, 1991


"Jusqu'à tout récemment le hopi n'était pas une langue écrite, si bien que ni le mythe de l'émergence du peuple Hopi, ni leurs prophéties concernant l'avenir de leur monde furent inscrites par écrit, comme ce fut le cas avec la tradition de l'Ancien Testament. La seule trace écrite des traditions hopi se compose en dessins sur les tablettes de pierre et de gravures sur le Rocher des Prophéties... En l'absence d'autres documents écrits ou représentations graphiques, l'âge de la prophétie ne peut être établi de façon concluante. Plusieurs Hopi, que j'ai interrogé ont indiqué qu'ils l'avaient apprise par leurs ancêtres, qui à leur tour en avaient entendu parlerpar les leurs. De cette façon, la tradition orale est revendiquée pour atteindre le début de ce monde, mais aussi la révélation du plan de vie Hopi transmise par le Grand Esprit... Ce n'est certainement pas un hasard que le "Frère Blanc" (Pahana) est signalé dans les premières mentions écrites remontant à 1858, sujet de la prophétie hopi. Il est non seulement un motif central de la mythologie hopi mais une très ancienne figure probablement antérieure à la "découverte" de l'Amérique par les Européens... En résumé, le Grand Frère Blanc et son retour prévu (apportant avec lui un segment cassé de la tablette sacrée comme signe de reconnaissance) forment le motif central le plus ancien de la prophétie hopi. Les thèmes apocalyptiques (comme la "gourde de cendres", la punition, la destruction et le nouveau millénaire attendu), les trois éruptions qui vont secouer le monde, les deux aides qui accompagneront le Grand Frère Blanc ainsi que la purification imminente, sont généralement d'origine plus récente et forment un produit qui est parfois dénommé le processus mythique vivant".

Rudolf Kaiser,
The Voice of the Great Spirit,
Shambhala Publications, 1991


"Dans la Mythologie Hopi, Pahana était un de deux fils d'un chef de Clan de l'Arc qui découvrit le mal et disparut dans l'obscurité. En conséquence, les deux frères se séparèrent, le plus jeune pour mener les Hopi à la recherche de Masa'u, le dieu et gardien de la Terre, qui leur avait donné les tablettes en pierre contenant les lois Hopi de la vie. Le frère aîné, Pahana, devait voyager vers l'est, vers le soleil levant, prenant un morceau d'une des tablettes d’origine avec lui. Il devait revenir lorsqu'il entendrait son petit frère l'appeler à l'aide. Les aînés Hopi consultent aujourd'hui encore les tablettes et attendent toujours le retour de Pahana et de la paix disparue…
Les mesas des Hopi ressemblent aux villes de Nimrud ou Ur surélevées dans le désert du sud-ouest. Mais les terres héréditaires Hopi sont toujours peuplées par les Hopi, tandis que les tells sumériens sont des monticules de terre contenant les restes d'anciennes villes. La pièce manquante de la tablette offre des métaphores riches et elle ne doit pas être comprise d'une façon littérale…
Pour moi, l'errance de Pahana sur la planète et le transport de la pièce manquante des lois du Créateur sont une métaphore pour la perte des pouvoirs de l'esprit Néolithique. On pourrait voir cela aussi comme une métaphore du mythe et de l'époque où l'humanité quitta le jardin primordial.
Le mythe Hopi de Pahana est incroyablement riche parce que les Hopi laissent comprendre que Pahana oublia les enseignements pendant son long voyage à l'est. Mais il se rappellera les lois antiques des tablettes en pierre tenues par ses membres du clan Hopi, précisément au bon moment. Ceci est semblable à l'instant où une chenille se souvient lorsqu'elle doit devenir un papillon… Les Hopi reconnaîtront leur frère perdu depuis longtemps parce qu'il possédera la sagesse antique, plus une nouvelle conscience de ses errances sur le globe. Mais, il est très clair que Pahana pourra retourner seulement lorsqu'il se souviendra de sa connexion originelle avec les Hopi. Toujours fidèlesau mythe, les Hopi vivent dans un présent éternel et ils n'ont nul besoin de juger le retour. Ils attendent tout simplement pour lui permettre de se retrouver. C'est exactement comment nous donnerons naissance à l'esprit planétaire : nous nous souviendrons de notre sagesse antique à la lumière de ce que nous avons appris tout en explorant l'esprit global.
A quoi ressemblera Pahana ? Robert Boissière pense qu'il pourrait s'agir d'un individu, d'un groupe de personnes inspiréespar "la lumière", ou qu'il pourrait aussi y avoir un rapport avec le désir des féministes pour le retour de la Déesse… "

Barbara Hand Clow
in The Return of Pahana - a Hopi Myth,
Bear & Company, 1990


"A cette époque (de la Conquête), les Hopi semblaient savoir que le véritable Pahana arriverait, mais ils furent avisés d'être attentifs et patients, de peur, que ce ne soit pas le vrai Pahana qui viendrait après les Espagnols et Castillans. Donc si jamais il venait, ils (les Hopi) devaient être certains de l'interroger sur ses livres, qui pour sûr contiendraient ses secrets. De la même façon, il fut dit que le Livre de Vérité ne serait pas placé au-dessus, mais en-dessous, après les autres livres. S'il demandait aux Hopi le privilège de leur enseigner son langage, et qu'il leur apprît à l'écrire, ils devraient demander à être enseignés dans le Livre de la Vérité, parce que s'il s'agissait du véritable Pahana, il serait prompt à vouloir les enseigner dans ce livre. Car leur croyance est que s'il n'est pas celui qu'ils recherchent, il refusera de leur enseigner sa religion. Or, s'ils apprenaient sa religion, ils la compareraient avec leur religion et leurs cérémonies, et si elles étaient semblables, ils sauraient que le Pahana avait été avec eux au commencement.
La plupart des gens était très impatient de voir le Pahana, car ils craignaient qu'il ne vienne pas de leur vivant, et qu'ainsi ils ne puissent jouir de tous les bienfaits qu'il ne manquerait pas d'apporter avec lui - car le Pahana était censé apporter une grande connaissance. Ces gens disaient à leurs enfants que le Pahana était intelligent, et qu'avec ses inventions, il avait atteint le soleil levant. Il allait leur revenir, car tous avaient vu la grosse étoile orientale, elle était un signe, ils l'attendaient. Tous les anciens disaient à leurs petits enfants qu'ils étaient déjà si vieux qu'ils ne verraient pas le Pahana. Ils leur disaient de sortir avant le lever du soleil, avec une offrande de maïs sacré, pour demander au soleil qu'il presse le Pahana de revenir bientôt".

Edmund Nequatewa
TRUTH OF A HOPI - Stories Relating to the Origin,
Myths and Clan Histories of the Hopi, 1936